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St Yrieix à la une !
Trois femmes et un homme à Saint- Yrieix le Déjalat.
Le magazine du Plateau de Millevaches est disponible à la mairie.
Mise au point - St Yrieix le 10 avril 2010
Suite à la publication du bulletin de “Relevons ensemble de nouveaux défis” et particulièrement de l'article intitulé “Chronologie d'un restaurant de campagne”, j'ai demandé un droit de réponse à son “Directeur de publication” le six février 2010, puis le 13 mars.
N'ayant obtenu aucune réponse,
Je vous invite à prendre connaissance sur cette page des différents courriers que j'ai adressés à Monsieur Jean-François Grande.
Par ailleurs, Monsieur François Périnet, ayant demandé lui aussi un droit de réponse, resté sans suite à ce jour, m'a demandé de publier également le document qu'il avait adressé au directeur de la publication de cette association, ce que j'ai bien sur accepté.
Yves Maison
Courrier du 06 février 2010
Monsieur,
Suite au journal que vous avez diffusé entre noël et le 1er janvier et conformément à la législation en vigueur, je vous demande un droit de réponse concernant certains éléments ou appréciations portées à mon encontre et particulièrement dans l'article intitulé : "Chronologie d'un restaurant de campagne "L'Herbier sauvage"".
Rappel des faits :
A St-Yrieix depuis 2001, il n'y avait plus de restaurant ; Il convenait d'y remédier et le conseil municipal a donc fait le nécessaire : tout d'abord pour la recherche d'un lieu et d'un vendeur potentiel ensuite, après le premier point résolu, acheter ce bien.
Puis un investissement tant matériel que physique pour effectuer la rénovation :
- Monter les dossiers,
- Rechercher les financements,
- Recruter les restaurateurs,
Et enfin l'ouverture du café-restaurant en juillet 2005.
C'est le 15 mai 2004 et le 14 mai 2005 que le conseil municipal à l'unanimité confiait l'exploitation du café-restaurant à M. et Mme SALOMON par bail précaire de 23 mois à compter de juillet 2005. (Ce bail permettait à chacun de prendre ses marques, de s'installer et avoir une porte de sortie au cas où l'une ou l'autre des parties n'aurait pas été satisfaite).
En début d'année 2007, M. et Mme SALOMON me proposent d'acheter le fond de commerce et la licence IV pour 20 000 €, proposition que le conseil municipal accepte par délibération le 24 février 2007.
Le 6 avril 2007, M. et Mme SALOMON m'informent qu'ils ne donnent pas suite à leur première offre.
En conséquence, cette offre d'achat est annulée et le 7 avril 2007, le conseil municipal délibère pour proposer à la suite du bail précaire de 23 mois, son renouvellement par un bail commercial de 3, 6, 9 ans comme l'impose la législation à compter de juin 2007.
Mais revenons au fond de commerce.
Le fond de commerce APPARTIENT à celui qui le CREE et l'exploite.
De fait, le fond de commerce appartenait à M. et Mme SALOMON et c'est la seule raison pour laquelle, renseignements pris, ils se sont ravisés.
C'est donc contrairement aux dires de Jean-François GRANDE, Directeur de la Publication, une excellente opération qu'aurait réalisée la mairie si elle avait vendue 20000 € un fond qui appartenait déjà à M. et Mme SALOMON.
Voilà pour la générosité supposée.
M. et Mme SALOMON ont souhaité professionnellement quitter St Yrieix.
Ils ont donc tout naturellement mis en vente le fond de commerce (qui leur appartient), M. et Mme HUMBLOT ont acheté ce fond de commerce en toute connaissance et toute légalité.
La commune n'a et n'avait à aucun moment à intervenir de près ou de loin dans cette transaction.
Le conseil municipal a repris les mêmes termes du contrat du bail commercial qui s'est poursuivi avec M. et Mme HUMBLOT.
La commune n'a fait de cadeaux à personne, elle n'a compliqué en rien la tâche des nouveaux repreneurs qui paient à la municipalité le loyer du restaurant et du logement comme leurs prédécesseurs.
Le paiement du fond de commerce est d'ordre strictement privé entre l'ancien et le nouveau gérant.
De la même façon, si M. et Mme HUMBLOT souhaitaient s'en aller, ils revendraient eux aussi le fond de commerce qui leur appartient.
L'association "relevons ensemble de nouveaux défis" n'a en réalité fait que de la désinformation avec pour but :
1) De régler des comptes avec M. et Mme SALOMON (pourquoi ??) mais cela ne me concerne pas,
2) De porter le discrédit sur ma personne et par là même le conseil municipal.
Un dernier mot concernant la cuisine du restaurant :
Il y a effectivement eu une malfaçon.
La responsabilité de l'architecte, de deux entrepreneurs est engagée sauf que l'une des deux entreprises ne l'accepte pas.
Une négociation a été engagée, mais semble vouée à l'échec. Dans ce cas une procédure judiciaire sera effectuée.
Ainsi, je sais bien qu'un Maire doit être polyvalent mais de là à être un technicien professionnel de tous les corps de métiers et dans tous les domaines.
Il y aurait beaucoup à dire sur les sous entendus à mon encontre, sur la conception que vous avez du rôle de Maire.
Tout cela ne m'intéresse pas.
Je tiens juste à remettre en ordre chronologique sans interprétation ni approximation, LES FAITS RIEN QUE LES FAITS.
Dans l'attente de la publication de ce droit de réponse dans votre journal, dont vous voudrez bien m'indiquer la prochaine parution ainsi que votre accord, je vous prie de croire, "Monsieur le Directeur de Publication”, à mes salutations distinguées.
Yves Maison
Maire de Saint-Yrieix le Déjalat
Courrier du 13 mars 2010
Monsieur,
Je vous rappelle ma lettre du 6 février 2010 restée sans réponse à ce jour.
Quelle est votre position?
Acceptez vous de publier mon droit de réponse et quand aura lieu sa publication?
Dans cette attente, je vous prie de croire, "Monsieur le Directeur de Publication”, à mes salutations distinguées.
Yves Maison
Maire de Saint-Yrieix le Déjalat
Courrier de M. François PERINET du 4 février 2010
adressé à M. Jean-François Grande
Monsieur,
Dans l'éditorial de votre bulletin d'informations de Saint-Yrieix-le Déjalat de Janvier 2010, vous annoncez que l'interactivité avec vos lecteurs sera un de vos soucis constants.
Je vous demande donc de publier dans son intégralité le courrier suivant.
Je vous serais reconnaissant de me faire connaitre rapidement votre réponse de principe ainsi que, si elle est positive, la date de publication.
J'envoie copie de ce courrier à M. le Maire de Saint Yrieix le Déjalat.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de ma courtoise irritation.
François PERINET
Le 4 février 2010
Monsieur,
Dans votre article sur "L'Herbier sauvage", vous faites référence à "une personne ayant vendu les bâtiments et le terrain à la commune". Je suis cette personne, j'ai d'ailleurs un nom : François Périnet. J'ai aussi prononcé un très bref discours le jour de l'inauguration, le 18 juillet 2005. Vous estimez qu'il était "digne d'un discours de Georges Marchais à la fête de l'"Humanité"". Je ne pense pas avoir les talents oratoires d'un dirigeant politique national, mais cela est sans importance. Ce qui importe, c'est pourquoi je vendis bâtiments et terrain à la commune.
Il y avait deux maisons, celle qu'on appelait "la vieille" et qui permit de réaliser "L'Herbier sauvage" et l'autre à proximité immédiate, plus moderne, qui devint logement social communal.
La première fut construite en 1858. Au départ, elle avait, comme beaucoup de maisons corréziennes de l'époque, une pièce principale où l'on faisait la cuisine, prenait ses repas et dormait, et deux minuscules chambres attenantes. La grange faisait partie du même bâtiment et avait une taille imposante. L'ensemble avait du charme même si le confort du logement était très rudimentaire.
La seconde maison fut construite au début du vingtième siècle. Elle voulait apporter plus de confort intérieur et d'espace. Elle n'avait pas la même harmonie. Des ajouts successifs cherchèrent à l'agrandir. Qui l'habita ? Un maire de Saint-Yrieix, Auguste Crouzette, son fils Elie Crouzette qui combattit avec d'autres habitants de Saint-Yrieix dans les FTP du secteur pour libérer de l'occupation allemande la zone autour d'Egletons, ma mère.
À partir de leur retraite, Elie Crouzette et ma mère donnèrent beaucoup de leur temps en travaux pour faire de ces deux maisons un lieu accueillant.
À leur mort, devenu héritier, je tâchai de venir régulièrement les entretenir pendant mes vacances. Mais au fil des années, je me rendis compte que le travail me dépassait.
Je me voyais très difficilement les vendre à un particulier, j'aurais eu un peu l'impression de trahir les efforts de la génération précédente.
Or, avec le départ à la retraite de Tony Lavieille, le dernier bar-restaurant du village disparut. Un jour de 2003, l'ami Jean Georges me contacta pour me demander si j'accepterais de vendre à la commune avec les buts évoqués plus haut. J'ai accepté très vite et je veux revenir sur mes raisons puisque vous ne les avez pas comprises et les traitez dédaigneusement alors que je les ai explicitées clairement le jour de l'inauguration de l' "Herbier sauvage".
Le prix de vente avait été fixé par les Domaines de l'Etat et je ne spéculais pas.
Mais j'avais un immense bénéfice : les deux maisons allaient revivre les douze mois de l'année avec une utilité sociale pour la commune que j'abandonnais. Des habitants de Saint-Yrieix ou des gens de passage s'arrêteraient entre les murs de la vieille maison rénovée pour s'y restaurer et y discuter, y refaire le monde ou commérer.
C'était, j'estime, une belle suite.
Le jour de l'inauguration, j'ai évoqué l'idée d'une délégation de service public de convivialité, à une heure où les gouvernants coupaient les vivres aux services publics classiques, comme ceux de la Poste, de la SNCF, de l'Education Nationale, de la Santé. Probablement, faites-vous allusion à ce passage en parlant d'un discours "à la Marchais". Depuis 2005, hélas, les exemples abondent de la volonté gouvernementale de privatiser par pans successifs les services publics, de répondre servilement aux demandes de l'Europe libérale avec pour corollaire la dévitalisation de territoires entiers.
Je souhaite qu'un jour, les habitants de Saint-Yrieix (et d'ailleurs !), au lieu d'être contraints de défendre pied à pied l'existant puissent participer au développement de nouveaux services publics (dédiés à la petite enfance ou aux personnes âgées par exemple).
Il n'est pas nécessaire d'être Georges Marchais pour tenir ce discours, ni même d'être communiste (même si je le suis, ne m'en cache pas et souhaite la progression de l'influence de leurs idées).
Il faut simplement être solidaire, penser à l 'intérêt général.
François PERINET
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