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St Yrieix à la une !
Trois femmes et un homme à Saint- Yrieix le Déjalat.
Le magazine du Plateau de Millevaches est disponible à la mairie.
L'histoire et le patrimoine de St Yrieix
La commune de Saint-Yrieix le Déjalat fait partie du département de la Corrèze.
Un peu d'histoire
Le nom de Saint Yrieix vient d'Aredius, noble né en 510 à Limoges, fils de Jocundus, riche noble gallo-romain. S'étant distingué par sa science et sa vertu, il aurait été Chancelier du Roi Franc d'Austrasie Théodebert Ier à Trèves.
Il quitta la cour pour rejoindre Nizier, évêque de Trèves, qui l'ordonna prêtre.
C'est Grégoire de Tours qui a laissé les informations relatives à la vie de cet homme. "Il fonda sur son domaine d'Attane un monastère dont les filiales furent Vigeois et Excideuil en Périgord. Bâtisseur d'églises, Yrieix fut surtout un fervent pèlerin qui visitait les sanctuaires renommés et les personnages religieux de son voisinage, telle Sainte Radegonde de Poitiers. Il avait laissé la gestion de ses biens à sa mère Pélagie et il la suivit de quelques années dans la vie éternelle, en 591, après un dernier pèlerinage à Saint Martin de Tours." (Source : site du diocèse de Limoges).
C'est autour du monastère d'Attanum que se forma plus tard la ville de St-Yrieix la Perche.
Le qualificatif de Déjalat ajouté au nom de Saint-Yrieix évoque un dégel précoce. Il est tiré de l'occitan desgelat, "la commune est située sur le versant méridional de la Montagne limousine et le gel y dure moins longtemps ; il y a, dans la Creuse, une commune de Saint-Yrieix-la-Montagne, beaucoup plus froide" (J.-B. Champeval).
La tradition veut que l'on fête St-Yrieix le 25 août.
L'église, qui est consacrée à Saint-Yrieix, est de style roman (XIIe s.), son clocher-pignon percé de deux baies est typiquement limousin. Le portail, de style gothique limousin (1250-1350) comporte une archivolte, une voussure, cinq tores et cinq colonnettes.
L'intérieur de l'église est formé d'une nef unique, d'un transept et d'un cœur. Les murs de la nef sont évidés par quatre arcatures aveugles, hautes, peu profondes, voûtées en pierre.
À la croisée du transept, on trouve 2 colonnes munies chacune d'un chapiteau roman, l'un a des feuilles d'acanthes et l'autre a une fleur de lys stylisée.
Aux alentours : croix du XVIIe siècle sur la place en face de l'église, le site de Montamar, points de vue sur les puys, cascade du saut du loup, Pont Beau sur la Dadalouze, landes de Viossanges...
Croix située sur la place : 14e - 15e siècle
Le Beineix - croix monumentale - 17e siècle
Eglise construite au 11e ou 12e siècle ; portail du 13e siècle ? ; reconstruite en partie au 15e siècle ; travaux importants en 1877 : reprise du chevet, des chapelles latérales, reprise partielle de la nef par champ.
Le site archéologique de montamar
Demeure Maison Forte de Montamar 13e 14e siècle
Sur un site escarpé dominant un méandre de la Corrèze, se dresse la motte castrale de Montamar, dont le nom viendrait de “mons” ou “mont” sur lequel on rendait le “malus”, c'est-à-dire la justice (populaire ou seigneuriale). Édifiée à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle au nord-est de Saint-Yrieix-le-Déjalat par les seigneurs de Saint Yrieix, cette place forte avait pour rôle de surveiller la route de la vallée entre Bonnefond et Saint-Augustin. Son accès était défendu, d'un côté par la présence de la rivière, de l'autre par des fossés en demi-cercle doublés de remparts palissadés.
Par des fouilles au début des années 1980, on sait que la résidence seigneuriale se composait principalement d'une vaste salle rectangulaire en grand appareil de granite, pourvue d'un foyer, au nord de laquelle avait été accolée postérieurement, sur le mur du pignon, une remise trapézoïdale.
A l'exception d'un dépotoir identifié dans la grande salle, peu de mobilier archéologique, composé d'objets métalliques et de céramiques, a été recensé. Il s'agissait en fait d'une de ces maisons fortes qu'édifièrent à l'écart des villages, à la fin du Moyen Âge, les petits seigneurs fonciers pour se démarquer de la masse paysanne roturière. Néanmoins, leur potentiel défensif était limité, du fait qu'ils étaient interdits de construction d'archères, de merlons et de créneaux, mais aussi à cause du gabarit des fossés et de la nature des remparts-palissades.
Moins d'un siècle après sa construction, la place forte fut abandonnée.
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